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La Dépendance, la Dépression et le Deuil
Conférence ou groupe

Mai 2005

CONTENU

  1. Dépendance.
    La dépendance peut se développer quand un enfant a été surprotégé par ses parents et a appris à compter sur eux plutôt que sur lui-même. Arrivé dans la vie à l’extérieur, école, travail, amour, il compte sur les autres plutôt que sur lui-même. Il est relativement passif, il attend, se sent frustré et accuse les autres qui continuent à faire à sa place ce qu’il veut pas ou qu’il ne peut pas encore faire. L’enfant qui grandit ainsi a tendance à manipuler les autres pour les faire agir à sa place ou à les culpabiliser ou à utiliser la violence verbale ou physique pour paralyser l’adversaire (jeu du terroriste mais souvent aussi du kamikaze, car la personne agresse les autres mais est finalement perdante).
    A défaut de pouvoir agir, la personne ne trouve pas une réponse satisfaisante à ses besoins et devient malade, éventuellement déprimée.
    Ce n’est pas l’alcool qui rend alcoolique mais la dépendance ou la tendance à être victime. Celle-ci cherche un sauveur et devient rapidement persécuteur pour que le sauveur continue à agir à sa place.
  2. Dépression.
    Les racines majeures de la dépression sont la dépendance, les chimères (attendre indéfiniment des autres ce qu’on ne peut pas ou ne veut pas faire et continuer à compter sur les autres plutôt que sur soi), l’hyper vulnérabilité aux évènements stressants. La personne devient vulnérable, susceptible, insécurisée, menacée et anxieuse. Je connais beaucoup de gens qui poursuivent des chimères qui sont sans relation directe avec les besoins fondamentaux comme la sécurité, le besoin d’appartenance et d’amour, l’estime de soi et la réalisation de soi. Le déprimé se coupe du monde et en quelque sorte oublie comment il était à l’état sain. Il est dans la brume de l’hiver et a oublié comment était le printemps au bout du tunnel. Si la personne n’a pas foi en elle-même, elle place sa foi dans les autres ce qui amène la déception.
    Lorsqu’une personne se déprime, c’est une indication claire qu’elle n’a jamais obtenu son indépendance. La dépendance est la racine principale de la plupart des difficultés psychologiques ou des troubles nerveux et même les maladies physiques. Le stress, en effet, réduit l’immunité en face des agressions extérieures ou des agents physiques ou microbiens.
  3. Deuil.
    Habituellement, la perte d’un être cher, décédé ou parti, dure 6 à 12 mois. Si le deuil dure plus longtemps, c’est que la personne en deuil prolongé est ou a été dépendante de la personne disparue et qu’elle ne peut pas vivre sur ses propres assises.
    Un exercice de deuil très puissant consiste à parler à une chaise vide figurant la personne perdue à qui l’on dit: «j’ai 5 ans, je t’en veux parce que tu me frappes et je ne comprends pas pourquoi et… je te demande de m’écouter». Et ainsi, plusieurs ressentiments. Les ressentiments non formulés se transforment en colère et se poursuivent longtemps.
    Dans la deuxième étape, la personne dit : «ce que j’apprécie en toi....» ou «j’ai eu la chance de te connaître pour telle ou telle autre chose». Et enfin, la personne dit : «maintenant, que je suis moins dépendante de toi, je peux te dire au revoir et peut-être merci».

Pour Qui ?

Pour toute personne désireuse d’achever les choses inachevées envers ses parents ou un ami ou un conjoint à partir de 15 ans environ.
Nombre de personnes pour une conférence ou un groupe: 10 à 50 personnes.
Matériel : des chaises mobiles pour réaliser des exercices à 2 ou à 4.
Un micro s’il y a plus de 50 personnes.

André Moreau © Y Voir Clair 2005

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